L'url, c'est l'adresse d'un site Web. Depuis le début du marketing Internet, la popularité de cette adresse a été la marque ultime de succès.
Évidemment, Apple.com appartient à Apple inc. Toothpaste.com est la gloire de Procter and Gamble. On a été les premiers à être fier d'avoir décrocher ta.tv pour tatv. Alexa mesure le traffic comme un palmarès.
Comme si la valeur de notre travail se mesurait dans notre capacité d'amener le plus de monde possible sur une même page. Et qu'une adresse simpliste était le salut universel.
On se trompe. La présence Web ne se résume pas à une seule adresse. Une marque se retrouve sur son propre site, son blogue, les blogues de ses employés, son myspace, son groupe sur linkedin, sur ses liens partagés sur del.icio.us, ses photos sur flickr et sa page de profil sur Youtube. Et là, ce sont les présences volontaires.
Et comme si ce n'était pas assez, les pubs en ligne sont en mutation.
Les micro sites se multiplient hors du site mère. Certaines bannières deviennent des expériences fermées. Les widgets, ces petites applications qui se déplacent comme des bannières et offrent des fonctionalités supplémentaires, se prolifèrent. Facebook en est envahi. Ce n'est que le début. La pub 2.0 n'est pas confinée, elle est libre.
On n'a plus d'adresse. La mesure de trafic sur un seul site pour qualifier la réussite est définitivement artificiel. Il faut changer d'approche. Mieux vaut une vérité floue qu'un mensonge assuré.