Hier, j'ai assisté au premier rendez-vous des médias citoyens qui se tenait à la SAT. Beau succès pour une première édition, 580 personnes s'y étaient inscrites.
J'ai envie de vous faire partager ce qui a ébranlé mon hémisphère gauche.
Tout d'abord pour se mettre en bouche, puisque
Véronique Marino avait décidé de mettre la table, ce que je retiens de sa comparaison entre la révolution socio-culturelle engendrée par le web 2.0 et la découverte de Copernic : c'est une nouvelle façon de voir et de penser le monde. Une modification profonde des comportements sociaux qui fait de l'internaute un citoyen actif. À la fois émetteur et récepteur d'informations, il entraîne une remise en cause de ceux qui jusqu'alors en étaient seuls détenteurs et producteurs.
J'avais en tête le discours de Martin sur la
fin des agences qui résonnait en référence et en parallèle avec le sort que subissent aujourd'hui la presse et le métier de journaliste.
Trois exemples de sites d'informations, d'actualité ont été présentés, trois expériences pertinentes et trois témoignages inspirants. Les médias citoyens ont impulsés une nouvelle manière de penser, de considérer le fait divers qui se socialise, le témoignage qui s'authentifie, la valeur des sources qui démultipliées se démystifient. Le mot revenu le plus souvent au sein du discours est « collaboration ». Ce terme met fin au schéma vertical qui prédominait jusqu'à l'apparition du web 2.0. L'horizontalité a pris la place permettant à chacun d'entre nous d'apporter sa pierre à l'édifice. Le Web 2.0 a mis en péril la presse écrite mais lui a aussi permis de renouveler son image, et d'innover pour trouver de nouvelles façons de produire de l'information. Innover également pour trouver de
nouveaux moyens de financement, puisque la « gratuité » est jusqu'à présent de mise.
Les médias citoyens sont à la fois promoteur de changements et d'initiatives, locaux et globaux, multiples et permanents.
Je trouve que de leurs paradoxes émanent tous leurs sens.
Le journalisme citoyen oblige : je ne suis pas seule à parler de cette
journée.