Mercredi, nous sommes allés au RDV Média orchestré par Infopresse: L'Événement annuel des médias.
Outre le fait que Martin y intervenait, nous souhaitions y assister pour y trouver de quoi nous rassasier.
On est quand même un peu rester sur notre "faim".
Comme j'apprécie les nuances, j'aimerai vous faire partager ce qui a fait osciller les conférences auxquelles j'ai assisté, entre pertinence et incongruité.
Le pertinent:
Les exemples de storytelling qui ont égayé un discours monotone, monolithique, mono...bloc avec comme base entre autres les piliers antiques du théâtre: Comédie/Tragédie.
J'ai également aimé le détour par la philosophie confuciusienne et la présence du spectre religieux au sein de certaines grandes campagnes publicitaires internationales.
Les discussions autour des opportunités numériques pour l'affichage. Même si certains panelistes jugent que les agences et les médias ne sont pas encore assez équipés pour maximiser l'affichage, il n'en reste pas moins que l'arrivée du numérique a généré un double bénéfice: autant pour le consommateur que pour l'annonceur. En démultipliant les supports, le numérique augmente la visibilité des annonceurs sans pour autant apparaître intrusif pour le consommateur. Car avec l'affichage, on sait dans quelle situation, quel contexte se trouve le consommateur au moment où il regarde l'affiche.
En bref, pour une grande majorité d'intervenants, l'arrivée du numérique dans le monde de l'affichage est source d'opportunité qu'il faut savoir saisir même si elle génère de nouveaux réflexes et une réadaptation de ce qui se faisait jusqu'alors. L'éthique et la minimisation de la pollution visuelle en font partie intégrante.
La viabilité du modèle d'affaires, il aurait plutôt fallu dire des modèles d'affaires, de la web télé. Évidemment il n'existe pas un modèle, et là je n'abonde pas dans le sens de mon boss juste pour lui faire plaisir, mais bien parce que je partage la même opinion que lui. Le web a cette capacité formidable de multiplier les solutions encore faut-il en être conscient. Il ne suffit pas seulement d'associer une marque au contenu de la Webtélé, il faut avant tout savoir profiter de ce que le web peut offrir. Remarquable générateur de data, le web permet de mieux profiler son consommateur et donc d'apporter de la valeur ajoutée au contenu. Il est également possible d'user de la stratégie dite "de l'exclusivité" comme un des moyens pertinents de rentabiliser la Web télé. Ne plus penser à ce que l'on va faire subir au consommateur, en lui imposant un quota de pub légitime car proportionnel au contenu de la vidéo mais plutôt à comment on pourrait lui parler sans le frustrer. L'avenir de la web télé réside en un mot: La non interruption.
L'incongru:
Non les médias traditionnels ne sont plus la valeur sûre, non l'affichage n'a pas pour but de valoriser une ville, non la Web télé n'aura jamais sa place sur la télé, non on ne plus dire que l'on va faire subir de la pub à un consommateur... On entretient une certaine culture du "non" chez Provokat, l'initiateur se reconnaîtra.
Je suis désolée mais je ne comprends pas très bien comment on peut dire dans la même phrase que " le Web ne doit plus être perçu comme une menace mais plutôt comme une opportunité et poursuivre en expliquant qu'il est impossible d'innover sans cette valeur sûre dont le web n'est pas tributaire".
Mon petit coup de gueule passager:
Je regrette aussi que le RDV média soit avant tout un lieu de visibilité et de promotion ou chacun fait son petit marché au lieu d'être un véritable lieu d'échange où les intervenants s'écoutent, proposent, prennent des risques plutôt que d'être en simple représentation et de rester confiner dans la limite de leur zone de confort, sauf exception.