Jeudi, 19 novembre 2009
Marketing mobile et télécommunications
Nouvelle demi-journée Infopresse. Martin présidait la table ronde ce qui a été un bon prétexte pour me faufiler parmi les geeks et les marketeux.

Au centre de la table, une question fondamentale : Qu'en est-il du marketing mobile et des télécommunications au Québec? À vrai dire ça balbutie pas mal.
Le premier conférencier, Dominic Gagnon a harangué : « Au Canada, nous ne sommes pas prêts ». Pourtant la technologie est prête. Ne reste plus qu'à considérer le cellulaire comme un support de communication à part entière, à intégrer le téléphone mobile à une stratégie 360 (sic), à s'adapter au format du mobile. Sans doute sa démonstration ventant les multiples possibilités du mobile, du M-tiketing pour la fidélisation au buzz mobil pour une interaction à son paroxysme aura ouvert les portes de la réflexion à défaut de celles de l'action. Et il y avait quand même de quoi m'ébranler le cerveau. Je souhaite mettre en exergue (pour ceux qui seraient passés à côté) le caractère extrêmement intrusif de son approche du marketing mobile. Envahir le cellulaire de quelqu'un en se sentant légitime de le faire car on lui fait croire qu'on lui offre le choix, ça me laisse un peu dubitative. Son discours m'est apparu presque anachronique à l'heure de la conversation 2.0.
Transition toute faite, je vais m'arrêter sur deux points soulevés lors de la table ronde : utiliser les médias sociaux pour mieux communiquer. Média ou réseau? la dénomination en elle même suscite une réflexion. Comme l'a souligné Martin « on ne peut pas utiliser le terme de média lorsque l'on fait référence aux réseaux sociaux, car le média implique un droit de cité de facto qui ne peut s'appliquer dans la sphère des réseaux ». La marque n'a pas le droit de cité. Elle peut tout au plus « s'inscrire dans une proximité », comme la mentionnait Aurélie Delhing, invitée de la table ronde. Être plus proche des gens ne signifie pas s'introduire dans leur cellulaire, mais bien comprendre la vie telle que nous la vivons.
Enfin, lorsque Martin a posé la question à savoir « pourquoi il n'y a pas de grandes campagnes de réseaux sociaux au Québec », personne n'a pu vraiment apporter un élément de réponse. J'avais presque envie de m'aventurer en lançant quelques idées ça et là, histoire de poursuivre le débat et de générer quelques réponses.
Les agences seraient-elles frileuses? ou pas prêtes? S'agit-il d'un aspect culturel? En France ils n'ont pas peur de jouer sur les clichés, le caractère très cosmopolite du Québec serait-il un frein? Est-il plus difficile de créer une communauté au Québec qu'en France? Serait-ce parce qu'on approche trop de la question si complexe de l'identité? ou encore, et là il s'agit de mon coup gueule personnel, serait-ce parce que certains passent trop de temps à se masturber le cerveau sur des théories inintelligibles au lieu d'essayer tout simplement de comprendre le monde dans lequel ils vivent pour en faire une véritable source d'inspiration.
La conversation se poursuit...

Au centre de la table, une question fondamentale : Qu'en est-il du marketing mobile et des télécommunications au Québec? À vrai dire ça balbutie pas mal.
Le premier conférencier, Dominic Gagnon a harangué : « Au Canada, nous ne sommes pas prêts ». Pourtant la technologie est prête. Ne reste plus qu'à considérer le cellulaire comme un support de communication à part entière, à intégrer le téléphone mobile à une stratégie 360 (sic), à s'adapter au format du mobile. Sans doute sa démonstration ventant les multiples possibilités du mobile, du M-tiketing pour la fidélisation au buzz mobil pour une interaction à son paroxysme aura ouvert les portes de la réflexion à défaut de celles de l'action. Et il y avait quand même de quoi m'ébranler le cerveau. Je souhaite mettre en exergue (pour ceux qui seraient passés à côté) le caractère extrêmement intrusif de son approche du marketing mobile. Envahir le cellulaire de quelqu'un en se sentant légitime de le faire car on lui fait croire qu'on lui offre le choix, ça me laisse un peu dubitative. Son discours m'est apparu presque anachronique à l'heure de la conversation 2.0.
Transition toute faite, je vais m'arrêter sur deux points soulevés lors de la table ronde : utiliser les médias sociaux pour mieux communiquer. Média ou réseau? la dénomination en elle même suscite une réflexion. Comme l'a souligné Martin « on ne peut pas utiliser le terme de média lorsque l'on fait référence aux réseaux sociaux, car le média implique un droit de cité de facto qui ne peut s'appliquer dans la sphère des réseaux ». La marque n'a pas le droit de cité. Elle peut tout au plus « s'inscrire dans une proximité », comme la mentionnait Aurélie Delhing, invitée de la table ronde. Être plus proche des gens ne signifie pas s'introduire dans leur cellulaire, mais bien comprendre la vie telle que nous la vivons.
Enfin, lorsque Martin a posé la question à savoir « pourquoi il n'y a pas de grandes campagnes de réseaux sociaux au Québec », personne n'a pu vraiment apporter un élément de réponse. J'avais presque envie de m'aventurer en lançant quelques idées ça et là, histoire de poursuivre le débat et de générer quelques réponses.
Les agences seraient-elles frileuses? ou pas prêtes? S'agit-il d'un aspect culturel? En France ils n'ont pas peur de jouer sur les clichés, le caractère très cosmopolite du Québec serait-il un frein? Est-il plus difficile de créer une communauté au Québec qu'en France? Serait-ce parce qu'on approche trop de la question si complexe de l'identité? ou encore, et là il s'agit de mon coup gueule personnel, serait-ce parce que certains passent trop de temps à se masturber le cerveau sur des théories inintelligibles au lieu d'essayer tout simplement de comprendre le monde dans lequel ils vivent pour en faire une véritable source d'inspiration.
La conversation se poursuit...
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Waw! Ce sont de très bonnes questions de posées ici.
C'est vrai que dans le milieu marketing (de façon globale et non pas seulement au Québec), la masturbation mentale prend beaucoup de place.
Un peu à l'image du design et de la pub, beaucoup de grosses têtes sont au service de leur égo et cherche beaucoup plus à satisfaire le milieu du marketing lui-même, à grand coup de théories à comprendre au 3ième et 15ième degré, au lieu de s'investir à répondre à 100 % au besoin du client avec des actions concrètes et non pas seulement des thèses de maitrises.
À trop penser on ne regarde plus où on va et l’on fini par tomber dans un puits comme un certain philosophe que l'on connaît tous.
C'est vrai que dans le milieu marketing (de façon globale et non pas seulement au Québec), la masturbation mentale prend beaucoup de place.
Un peu à l'image du design et de la pub, beaucoup de grosses têtes sont au service de leur égo et cherche beaucoup plus à satisfaire le milieu du marketing lui-même, à grand coup de théories à comprendre au 3ième et 15ième degré, au lieu de s'investir à répondre à 100 % au besoin du client avec des actions concrètes et non pas seulement des thèses de maitrises.
À trop penser on ne regarde plus où on va et l’on fini par tomber dans un puits comme un certain philosophe que l'on connaît tous.
Je suis très content de voir ce retour sur la conférence Marketing mobile / Télécommunications d'Infopresse.
Dans ce message, vous mentionnez que j'ai présenté une approche très intrusive du marketing mobile. Si tel est le cas, je m'en excuse. En effet, je considère que le téléphone mobile d'un consommateur est un objet beaucoup trop personnel pour l'utiliser d'une manière intrusive.
Il y a quelques mois de cela, un important hôtelier de Montréal m'a approché car il souhait insérer des bornes SMS dans un hôtel concurrent pour envoyer des offres très intéressant pour redigirer les gens vers son hôtel. Nous avons refusé catégoriquement. C'était une stratégie de très mauvais goût et inacceptable.
Le marché du marketing mobile est beaucoup trop jeune au Québec et le fait d'être intrusif sur le mobile du consommateur serait un risque énorme à l'explosion de ce 7e média de masse.
Le téléphone est le média de masse le plus personnel qu'il soit, il faut donc opter pour des stratégies ciblés et de "pull" plutôt que de push.
Au plaisir d'en discuter plus longuement avec vous!
Dominic Gagnon
Piranha Marketing Mobile
www.agencepiranha.com
www.marketing-mobile.ca
Dans ce message, vous mentionnez que j'ai présenté une approche très intrusive du marketing mobile. Si tel est le cas, je m'en excuse. En effet, je considère que le téléphone mobile d'un consommateur est un objet beaucoup trop personnel pour l'utiliser d'une manière intrusive.
Il y a quelques mois de cela, un important hôtelier de Montréal m'a approché car il souhait insérer des bornes SMS dans un hôtel concurrent pour envoyer des offres très intéressant pour redigirer les gens vers son hôtel. Nous avons refusé catégoriquement. C'était une stratégie de très mauvais goût et inacceptable.
Le marché du marketing mobile est beaucoup trop jeune au Québec et le fait d'être intrusif sur le mobile du consommateur serait un risque énorme à l'explosion de ce 7e média de masse.
Le téléphone est le média de masse le plus personnel qu'il soit, il faut donc opter pour des stratégies ciblés et de "pull" plutôt que de push.
Au plaisir d'en discuter plus longuement avec vous!
Dominic Gagnon
Piranha Marketing Mobile
www.agencepiranha.com
www.marketing-mobile.ca

