Le Web 2.0 est arrivé.
Certains se demandent encore pourquoi tout change, alors voici un petit cours en accéléré. Et avec des images, c'est moins aride.
Le Web a connu de grandes périodes.
Il y a eu la naissance, époque où les générateurs de contenu régnaient en maîtres absolus. Le design était nul, les liens étaient soulignés et
tout était simple comme cette page de Netscape datant de 1996.
Puis les codeurs sont arrivés. Ils ont repoussé les limites du Web en ajoutant des images, des fonds d'écran qui se répètent, des textes qui clignotent et même,
des textes qui défilent.
Les designers/directeurs artistiques ont vu dans cette pétarade de possibilités un potentiel infini, ils s'en sont mêlés pour créer des sites lourds, illisibles, mais si beaux. Cette ère a connu son apogée quand le Musée d'Art Moderne de San Francisco a tenu
la première grande exposition de Net Art.
Puis vint l'ère des propriétaires de sites. Les modèles d'affaires sont partis dans tous les sens. Les bannières pop-up se multiplièrent. Il fallait faire des
profits.
Et puis
boom. Pop. La baloune a pété.
Ici prend fin la préhistoire.
Après le règne du générateur de contenu, du codeur, du DA et du propriétaire, on s'est rendu compte qu'on avait oublié quelqu'un : l'usager.

Nous avons compris que si nous ne pensions pas à lui en premier lieu, rien ne marcherait.
Les ergonomes et autres
gurus se sont placés comme grands conseillers, si ce n'est comme nouveaux maîtres.
Mais on est encore ici dans le Web 1.0.
Les sites restent essentiellement construits de la même façon : une compagnie qui sait rend disponible un service ou une information à un usager qui ne sait pas.
Puis, en dessous, deux grands courants bouillonnaient depuis le début et ont refait surface : le
mouvement libre [qui s'opposait à Microsoft et autres outils propriétaires castrant] et le besoin de partager en toute liberté -- vous vous souvenez des échanges illégaux de musique?
À partir de là, il y a eu un phénoménal revirement : un site n'est plus un silo, mais bien une base de données disponible pour le reste du Web, le tout au service des usagers. Ce revirement où toute information est flottante et l'usager peut l'agréger à son gré est à la base du Web 2.0.
L'encyclopedie
Wikipedia qui permet aux usagers d'écrire le contenu, c'est du 2.0.
MySpace, où les usagers se vendent, c'est du 2.0.
Les mots-clés payants de Google sont retirés si les usagers ne cliquent pas assez dessus, ce sont eux qui ont le dernier mot. Ça, c'est du 2.0.
La fausse bande annonce dont nous parlions
plus tôt cette semaine, c'est du 2.0.
Blogger, c'est 2.0 - parce que c'est un partage de liens et de subjectivité.
Permettre des commentaires sans les filtrer, c'est 2.0.
Tout ceci est 2.0.
Aider mes clients à comprendre les nombreux avantages que procurent les blogs implique que je leur explique ce qui a changé dans l'Internet depuis l'émergence du web 2.0 dont j'avais déjà parlé ici et là.Tout évolue rapidement et le web...
Suivi: Avr 24, 10:37
Selon le blog CustomerEvanglists, seulement 1% des internautes générent 100% du contenu des sites du type Wiki. Ouch! Aille! Seulement 1% !?!? On est loin de l'idéal démocratique du Web 2.0.. Mais, c'est quand même bien. Si 1% des t
Suivi: Mai 15, 09:07
On a parlé ici de Web 2.0. On a donné le lien vers ce texte de défrichage intéressant sur la pub 2.0. Nous allons y revenir... Mais parlons maintenant un peu de l’agence 2.0. Provokat essaie un processus différent sur un mandat pour Mons
Suivi: Jui 10, 00:50
Il serait bien innocent de croire que nos habitudes, nos pratiques d'affaires, nos méthodologies vont rester telles quelles dans les prochaines années.Actuellement un débat fait rage sur le thème du web 2.0. J'ai remarqué que les adversaires les plus opposés...
Suivi: Nov 21, 16:25