Jeudi, 14 janvier 2010
Billet de bienvenue
Stéphanie Plante, voici le nom de notre toute nouvelle directrice conseil.
On s'est apprivoisés en décembre au cours de quelques rencontres. Provokat l'a adoptée. Elle nous a adoptés.

La dualité de son expérience, côté client/côté agence, est un des atouts qui nous a séduits. Son rôle d'intermédiaire, de lien, quelquefois de « traductrice » entre le client et nous, nous faisait défaut jusqu'à présent.
Stéphanie, tu tombes à pic.
On a retenu aussi son intervalle sénégalais, six mois au sein d'une ONG, cela révèle en elle une grande ouverture d'esprit, une générosité et une formidable capacité d'adaptation. Plus spirituellement, Martin rêve d'aller au Sénégal et ce genre de croisements spirituels, nous, on leur donne un sens.
Issue du milieu touristique, elle a oeuvré, entre autres, à donner une place privilégiée aux expériences interactives. Et comme par effet de symétrie, elle a apporte son expertise en gestion, organisation, relation client et stratégie au sein des agences.
Elle est arrivée lundi matin. On est tous ravis qu'elle soit parmi nous.
Bienvenue Stéphanie. On te souhaite une bonne route avec nous.
On s'est apprivoisés en décembre au cours de quelques rencontres. Provokat l'a adoptée. Elle nous a adoptés.

La dualité de son expérience, côté client/côté agence, est un des atouts qui nous a séduits. Son rôle d'intermédiaire, de lien, quelquefois de « traductrice » entre le client et nous, nous faisait défaut jusqu'à présent.
Stéphanie, tu tombes à pic.
On a retenu aussi son intervalle sénégalais, six mois au sein d'une ONG, cela révèle en elle une grande ouverture d'esprit, une générosité et une formidable capacité d'adaptation. Plus spirituellement, Martin rêve d'aller au Sénégal et ce genre de croisements spirituels, nous, on leur donne un sens.
Issue du milieu touristique, elle a oeuvré, entre autres, à donner une place privilégiée aux expériences interactives. Et comme par effet de symétrie, elle a apporte son expertise en gestion, organisation, relation client et stratégie au sein des agences.
Elle est arrivée lundi matin. On est tous ravis qu'elle soit parmi nous.
Bienvenue Stéphanie. On te souhaite une bonne route avec nous.
Mercredi, 6 janvier 2010
Année nouvelle = Compte officiel
Notre année commence plutôt bien puisque nous venons de nous unir avec un nouveau client. Pas un mandat, un client : Les Camps Odyssée. Un vrai compte officiel ça fait toujours plaisir quand on veut bâtir.

On est désormais leur agence de référence. Nous allons même réfléchir sur l'expérience que fournit aujourd'hui leurs camps. Publicités numérique et/ou traditionnelle, nous mettrons en commun et combineront les deux.
C'est un projet stimulant, inscrit sur le long terme, qui ouvre de belles perspectives en ce début d'année.
On en profite aussi pour vous souhaiter à tous une excellente année.

On est désormais leur agence de référence. Nous allons même réfléchir sur l'expérience que fournit aujourd'hui leurs camps. Publicités numérique et/ou traditionnelle, nous mettrons en commun et combineront les deux.
C'est un projet stimulant, inscrit sur le long terme, qui ouvre de belles perspectives en ce début d'année.
On en profite aussi pour vous souhaiter à tous une excellente année.
Lundi, 14 décembre 2009
H1N1 : mesure ton potentiel viral.
Cette semaine on a joué le jeu de la propagation. Non pas du virus, je vous rassure, mais du potentiel viral.

L'agence de la santé et des services sociaux de Montréal est venu nous voir pour nourrir le débat sur la vaccination.
Nous avons choisi de créer un micro-site qui permet aux internautes de prendre conscience de la probabilité des contacts humains qu'ils auront dans une journée, de connaître leur potentiel viral.
Loin de vouloir créer un vent de panique, nous avons cherché un moyen ludique, une mise en contexte, qui suscite le questionnement, la réflexion.
Le site est relayé de blogues en blogues, d'ailleurs on souhaite remercier tous les blogueurs qui ont propagé l'information.
La dissémination suscite de nombreux commentaires qui alimentent la conversation. Poursuivons. Conversons.

L'agence de la santé et des services sociaux de Montréal est venu nous voir pour nourrir le débat sur la vaccination.
Nous avons choisi de créer un micro-site qui permet aux internautes de prendre conscience de la probabilité des contacts humains qu'ils auront dans une journée, de connaître leur potentiel viral.
Loin de vouloir créer un vent de panique, nous avons cherché un moyen ludique, une mise en contexte, qui suscite le questionnement, la réflexion.
Le site est relayé de blogues en blogues, d'ailleurs on souhaite remercier tous les blogueurs qui ont propagé l'information.
La dissémination suscite de nombreux commentaires qui alimentent la conversation. Poursuivons. Conversons.
Vendredi, 11 décembre 2009
L'art de la contagion
Petite rétrospective.

Il y a quelques semaines on a mis en ligne un site déconstruit.
Karen Vanderborght, réalisatrice/conceptrice/artiste visuelle/belge, nous a confié la promotion de son film Edimmu.
Inspiré de l'intrigue, le site revêt un caractère énigmatique. Au cours de la visite, il est envahi par des formes floues et des sons ambigus. Esprits, virus, ésotérisme.
Ces effets paranormaux peuvent être propagés sur d'autres sites par le visiteur lui-même.
Voici par exemple notre blog contaminé à la edimmu.
Vous pouvez partager l'effet de cette contamination dans votre réseau (twitter, facebook..).
Propager, répandre, transmettre. La dissémination devient contagieuse chez Provokat.

Il y a quelques semaines on a mis en ligne un site déconstruit.
Karen Vanderborght, réalisatrice/conceptrice/artiste visuelle/belge, nous a confié la promotion de son film Edimmu.
Inspiré de l'intrigue, le site revêt un caractère énigmatique. Au cours de la visite, il est envahi par des formes floues et des sons ambigus. Esprits, virus, ésotérisme.
Ces effets paranormaux peuvent être propagés sur d'autres sites par le visiteur lui-même.
Voici par exemple notre blog contaminé à la edimmu.
Vous pouvez partager l'effet de cette contamination dans votre réseau (twitter, facebook..).
Propager, répandre, transmettre. La dissémination devient contagieuse chez Provokat.
Samedi, 5 décembre 2009
Les moustaches aux Boomerangs
Jeudi soir, se déroulait la 15e édition des Boomerangs. Rendez-vous de geeks. Nos geeks à nous s'étaient parés de leurs plus belles moustaches afin de célébrer comme il se doit l'événement.

La moustache serait-elle un porte bonheur? Sûrement. Nous sommes repartis avec 2 boomerangs dans nos sacoches. Lucy a été notre grande gagnante. Le site de Lucy et Elektra a été récompensé à deux reprises: Grand Prix dans la catégories « Fou mais formidable » volet Marketing + Grand Prix dans la catégorie « Site événementiel » volet site Internet. Ces prix récompensent autant notre volonté de développer des expériences atypiques que notre propension à mettre en avant des notions innovantes telles que le débordement, le fractionnement, l'esthétique de l'information des émotions. On souhaitait remercier à cette occasion toute l'équipe d'Elektra de nous avoir permis de vivre et de faire vivre de telles émotions.
Nous avons également reçu 2 prix. Le premier fut pour la campagne en ligne avec le projet Autodesk. Une campagne originale avec des visuels de hautes qualités et une vraie trame narrative.
Le second fut un prix pour le site événementiel avec le projet Journées de la culture qui mettait de l'avant un outil intelligent permettant de définir le profil de l'internaute afin de lui proposer les activités culturelles qui lui correspondent le plus parmi les 1200 offres proposées.
On remercie nos clients de nous avoir choisi, de nous avoir fait confiance et de nous permettre de nous réjouir aujourd'hui. Bravo à tous mes collègues pour ce formidable travail en commun.

La moustache serait-elle un porte bonheur? Sûrement. Nous sommes repartis avec 2 boomerangs dans nos sacoches. Lucy a été notre grande gagnante. Le site de Lucy et Elektra a été récompensé à deux reprises: Grand Prix dans la catégories « Fou mais formidable » volet Marketing + Grand Prix dans la catégorie « Site événementiel » volet site Internet. Ces prix récompensent autant notre volonté de développer des expériences atypiques que notre propension à mettre en avant des notions innovantes telles que le débordement, le fractionnement, l'esthétique de l'information des émotions. On souhaitait remercier à cette occasion toute l'équipe d'Elektra de nous avoir permis de vivre et de faire vivre de telles émotions.
Nous avons également reçu 2 prix. Le premier fut pour la campagne en ligne avec le projet Autodesk. Une campagne originale avec des visuels de hautes qualités et une vraie trame narrative.
Le second fut un prix pour le site événementiel avec le projet Journées de la culture qui mettait de l'avant un outil intelligent permettant de définir le profil de l'internaute afin de lui proposer les activités culturelles qui lui correspondent le plus parmi les 1200 offres proposées.
On remercie nos clients de nous avoir choisi, de nous avoir fait confiance et de nous permettre de nous réjouir aujourd'hui. Bravo à tous mes collègues pour ce formidable travail en commun.
Mercredi, 2 décembre 2009
Le Web n'est pas net
Mardi soir Martin donnait un cours-conférence à l'UQAM sur le design.
Dernière conférence de l'année. Il a clos le cercle de ses représentations en exposant le site Lucy et Elektra pour illustrer le flou et le débordement du design en web. L'étude d'un site comme l'étude d'un tableau en histoire de l'art.

Martin a étiré l'analyse du site tout au long de son intervention. Il a fait ressortir jusqu'à l'inspiration qui nous a porté à développer un site aussi atypique. Le Web n'est pas net, voici le fil rouge de son discours. Problématique qui a fait sourire les nombreux étudiants présents dans la salle. Le vent de créativité et d'inspiration a soufflé fort et pourtant tous n'ont pas été emportés.
Des questions à caractère plus technique ont été posées à Martin : sur la nécessité de dialoguer avec des codeurs-programmeurs, sur le temps imparti pour développer un tel projet, sur le nombre de visites qu'a généré le site. La pertinence de ces questions n'a pas à être remise en cause, mais j'imagine que nombre d'entre eux, les silencieux, auraient eu tout autant à dire sur l'apparition du fractionnement, le generative design, le Web en proportion, en relation, l'Internet of things, la fin du designer diva.
Quoiqu'il en soit, l'échange a été fructueux, à l'image de toutes les conversations auquelles Martin a pris part ces derniers mois. À présent vient le temps du ressourcement.
Dernière conférence de l'année. Il a clos le cercle de ses représentations en exposant le site Lucy et Elektra pour illustrer le flou et le débordement du design en web. L'étude d'un site comme l'étude d'un tableau en histoire de l'art.

Martin a étiré l'analyse du site tout au long de son intervention. Il a fait ressortir jusqu'à l'inspiration qui nous a porté à développer un site aussi atypique. Le Web n'est pas net, voici le fil rouge de son discours. Problématique qui a fait sourire les nombreux étudiants présents dans la salle. Le vent de créativité et d'inspiration a soufflé fort et pourtant tous n'ont pas été emportés.
Des questions à caractère plus technique ont été posées à Martin : sur la nécessité de dialoguer avec des codeurs-programmeurs, sur le temps imparti pour développer un tel projet, sur le nombre de visites qu'a généré le site. La pertinence de ces questions n'a pas à être remise en cause, mais j'imagine que nombre d'entre eux, les silencieux, auraient eu tout autant à dire sur l'apparition du fractionnement, le generative design, le Web en proportion, en relation, l'Internet of things, la fin du designer diva.
Quoiqu'il en soit, l'échange a été fructueux, à l'image de toutes les conversations auquelles Martin a pris part ces derniers mois. À présent vient le temps du ressourcement.
Lundi, 30 novembre 2009
Un souper, des conversations.
Demain, Provokat met les petits plats dans les grands. On organise un souper pour converser. Autour de la table, rien que du beau monde : François Lacoursière (Sid Lee), Sabina Bastian (pigiste, ex Tam Tam et Cossette), Christian Quenneville (Nurun), Louis-Éric Vallée (SVY&R) Daniel Fortin (ex Epoxy), Philippe Lamarre (Urbania/Toxa) et Martin Ouellette comme chef d'orchestre.

Une belle tablée pour discuter, dialoguer, débattre de la marque, du branding, de sa place aujourd'hui. Un sujet amuse-bouche pour mener vers une question qui se rapproche plus de nous : le nom de Provokat, ce qu'il a pu dire, ce qu'il dit aujourd'hui et ce qu'il pourrait laisser dire dans quelques mois. On se questionne sur ce que nous sommes, et pour être bien sûrs de ce qu'on est et de ce qu'on représente, on voulait donner la parole à ceux qui nous regardent de l'extérieur. On a développé depuis quelques mois un goût prononcé pour le changement. Nos conversations incessantes nous font évoluer. Provokat a grandi, mûri, et aujourd'hui se pose la question existentielle et cohérente du « On en est où? Qu'est ce qu'on veut dire à travers notre identité, au delà de notre réputation de provokateurs? »
À travers leurs regards croisés d'experts, nos hôtes vont pouvoir mettre en commun leurs idées et leurs perceptions. Pour l'occasion on a décidé de filmer le tout. On veut garder une trace tangible de cette discussion qui sera sans aucun doute fructueuse et qu'on aura le goût de partager. Et toujours dans une logique d'échange, on twittera en direct les phrases clefs ou choc de cette soirée. Histoire de poursuivre la conversation au-delà des murs.

Une belle tablée pour discuter, dialoguer, débattre de la marque, du branding, de sa place aujourd'hui. Un sujet amuse-bouche pour mener vers une question qui se rapproche plus de nous : le nom de Provokat, ce qu'il a pu dire, ce qu'il dit aujourd'hui et ce qu'il pourrait laisser dire dans quelques mois. On se questionne sur ce que nous sommes, et pour être bien sûrs de ce qu'on est et de ce qu'on représente, on voulait donner la parole à ceux qui nous regardent de l'extérieur. On a développé depuis quelques mois un goût prononcé pour le changement. Nos conversations incessantes nous font évoluer. Provokat a grandi, mûri, et aujourd'hui se pose la question existentielle et cohérente du « On en est où? Qu'est ce qu'on veut dire à travers notre identité, au delà de notre réputation de provokateurs? »
À travers leurs regards croisés d'experts, nos hôtes vont pouvoir mettre en commun leurs idées et leurs perceptions. Pour l'occasion on a décidé de filmer le tout. On veut garder une trace tangible de cette discussion qui sera sans aucun doute fructueuse et qu'on aura le goût de partager. Et toujours dans une logique d'échange, on twittera en direct les phrases clefs ou choc de cette soirée. Histoire de poursuivre la conversation au-delà des murs.
Vendredi, 27 novembre 2009
Synchronisons-nous
Les Journées Infopresse nous permettent d'être à l'écoute et de mettre en commun. Aujourd'hui, cela nous semble être les actions fondamentales pour évoluer.

Christian Quenneville a justement mentionné quelque chose qui nous rassemble : « la seule chose qui est constante, c'est l'évolution ». Nos réflexions évoluent, nos manières de penser, d'agir, d'anticiper, nos relations évoluent, nos comportements, nos attentes aussi.
Cependant, même si elle est constante, cette évolution est marquée par une discordance. Cette journée Infopresse en a été l'illustration : j'ai été impressionnée par le décalage qui persiste entre l'agence de pub, l'agence de placement média et le client. Chacun est sur sa strate et le dialogue semble difficile à l'heure où la conversation devient une nécessité. Tout le monde parlait dans les faits du même sujet, le web 2.0, mais la désynchronisation des uns par rapport aux autres m'a fait douter.
Exemples de fossé. Lorsque, d'un côté, les Nuruniens disent : « la marque est évolutive car réappropriée par les consommateurs, elle s'adapte, elle grandit avec les gens » et que deux heures plus tard j'entends Marie-Eve Rivard de Bell Mobilité énoncer qu'« une bonne pub est celle qui est la mieux adaptée aux besoins de la marque », je n'en n'ai pas cru mes oreilles.
Les champs lexicaux utilisés sont également très révélateurs de cette divergence. Interaction, partage, utilité, écoute, réactivité, agilité, profondeur, adaptation, évolution sont les termes qui ont ponctué le discours de Christian Quenneville, Jimmy Fecteau et Thane Calder. À eux s'opposent ceux qui ont construit l'argumentaire de François Haguel et Marie Eve Rivard : performance, masse, fréquence, interruption, intrusion, géociblage. Et quand je relis mes notes, cela devient encore plus flagrant puisque la fréquence et l'interruption ont été présenté comme les outils de la publicité traditionnelle au tout début de la conférence.
Tournons en rond. Retournons en arrière. Avançons à reculons. C'est peu de le dire, mais ça m'a déçue, énervée. J'ai commencé à dénigrer ceux qui n'avaient pas la même vision que moi, qui n'avaient pas saisi. Et puis j'ai compris qu'il était plus facile d'être pédant, de critiquer l'autre, voire même de le mépriser plutôt que de combler le décalage qui s'est alors installé. Alors voilà, je voudrais ici ouvrir une porte, alimenter le dialogue. Comprendre pourquoi Yannick Manuri a laissé le discours s'enliser dans une vision complétement désuète. Son rôle de modérateur l'aurait-il muselé? Comprendre si le manque d'écoute entre les différents interlocuteurs est à l'origine de ce décalage ou si c'est tout simplement parce certains refusent l'évolution et tous les changements qu'elle engendre? Enfin, comprendre pour améliorer la synchronisation entre les agences de pub, les gens de placement média et les clients. Parce qu'on a le goût de faire avancer les choses, ensemble.

Christian Quenneville a justement mentionné quelque chose qui nous rassemble : « la seule chose qui est constante, c'est l'évolution ». Nos réflexions évoluent, nos manières de penser, d'agir, d'anticiper, nos relations évoluent, nos comportements, nos attentes aussi.
Cependant, même si elle est constante, cette évolution est marquée par une discordance. Cette journée Infopresse en a été l'illustration : j'ai été impressionnée par le décalage qui persiste entre l'agence de pub, l'agence de placement média et le client. Chacun est sur sa strate et le dialogue semble difficile à l'heure où la conversation devient une nécessité. Tout le monde parlait dans les faits du même sujet, le web 2.0, mais la désynchronisation des uns par rapport aux autres m'a fait douter.
Exemples de fossé. Lorsque, d'un côté, les Nuruniens disent : « la marque est évolutive car réappropriée par les consommateurs, elle s'adapte, elle grandit avec les gens » et que deux heures plus tard j'entends Marie-Eve Rivard de Bell Mobilité énoncer qu'« une bonne pub est celle qui est la mieux adaptée aux besoins de la marque », je n'en n'ai pas cru mes oreilles.
Les champs lexicaux utilisés sont également très révélateurs de cette divergence. Interaction, partage, utilité, écoute, réactivité, agilité, profondeur, adaptation, évolution sont les termes qui ont ponctué le discours de Christian Quenneville, Jimmy Fecteau et Thane Calder. À eux s'opposent ceux qui ont construit l'argumentaire de François Haguel et Marie Eve Rivard : performance, masse, fréquence, interruption, intrusion, géociblage. Et quand je relis mes notes, cela devient encore plus flagrant puisque la fréquence et l'interruption ont été présenté comme les outils de la publicité traditionnelle au tout début de la conférence.
Tournons en rond. Retournons en arrière. Avançons à reculons. C'est peu de le dire, mais ça m'a déçue, énervée. J'ai commencé à dénigrer ceux qui n'avaient pas la même vision que moi, qui n'avaient pas saisi. Et puis j'ai compris qu'il était plus facile d'être pédant, de critiquer l'autre, voire même de le mépriser plutôt que de combler le décalage qui s'est alors installé. Alors voilà, je voudrais ici ouvrir une porte, alimenter le dialogue. Comprendre pourquoi Yannick Manuri a laissé le discours s'enliser dans une vision complétement désuète. Son rôle de modérateur l'aurait-il muselé? Comprendre si le manque d'écoute entre les différents interlocuteurs est à l'origine de ce décalage ou si c'est tout simplement parce certains refusent l'évolution et tous les changements qu'elle engendre? Enfin, comprendre pour améliorer la synchronisation entre les agences de pub, les gens de placement média et les clients. Parce qu'on a le goût de faire avancer les choses, ensemble.
Jeudi, 19 novembre 2009
Marketing mobile et télécommunications
Nouvelle demi-journée Infopresse. Martin présidait la table ronde ce qui a été un bon prétexte pour me faufiler parmi les geeks et les marketeux.

Au centre de la table, une question fondamentale : Qu'en est-il du marketing mobile et des télécommunications au Québec? À vrai dire ça balbutie pas mal.
Le premier conférencier, Dominic Gagnon a harangué : « Au Canada, nous ne sommes pas prêts ». Pourtant la technologie est prête. Ne reste plus qu'à considérer le cellulaire comme un support de communication à part entière, à intégrer le téléphone mobile à une stratégie 360 (sic), à s'adapter au format du mobile. Sans doute sa démonstration ventant les multiples possibilités du mobile, du M-tiketing pour la fidélisation au buzz mobil pour une interaction à son paroxysme aura ouvert les portes de la réflexion à défaut de celles de l'action. Et il y avait quand même de quoi m'ébranler le cerveau. Je souhaite mettre en exergue (pour ceux qui seraient passés à côté) le caractère extrêmement intrusif de son approche du marketing mobile. Envahir le cellulaire de quelqu'un en se sentant légitime de le faire car on lui fait croire qu'on lui offre le choix, ça me laisse un peu dubitative. Son discours m'est apparu presque anachronique à l'heure de la conversation 2.0.
Transition toute faite, je vais m'arrêter sur deux points soulevés lors de la table ronde : utiliser les médias sociaux pour mieux communiquer. Média ou réseau? la dénomination en elle même suscite une réflexion. Comme l'a souligné Martin « on ne peut pas utiliser le terme de média lorsque l'on fait référence aux réseaux sociaux, car le média implique un droit de cité de facto qui ne peut s'appliquer dans la sphère des réseaux ». La marque n'a pas le droit de cité. Elle peut tout au plus « s'inscrire dans une proximité », comme la mentionnait Aurélie Delhing, invitée de la table ronde. Être plus proche des gens ne signifie pas s'introduire dans leur cellulaire, mais bien comprendre la vie telle que nous la vivons.
Enfin, lorsque Martin a posé la question à savoir « pourquoi il n'y a pas de grandes campagnes de réseaux sociaux au Québec », personne n'a pu vraiment apporter un élément de réponse. J'avais presque envie de m'aventurer en lançant quelques idées ça et là, histoire de poursuivre le débat et de générer quelques réponses.
Les agences seraient-elles frileuses? ou pas prêtes? S'agit-il d'un aspect culturel? En France ils n'ont pas peur de jouer sur les clichés, le caractère très cosmopolite du Québec serait-il un frein? Est-il plus difficile de créer une communauté au Québec qu'en France? Serait-ce parce qu'on approche trop de la question si complexe de l'identité? ou encore, et là il s'agit de mon coup gueule personnel, serait-ce parce que certains passent trop de temps à se masturber le cerveau sur des théories inintelligibles au lieu d'essayer tout simplement de comprendre le monde dans lequel ils vivent pour en faire une véritable source d'inspiration.
La conversation se poursuit...

Au centre de la table, une question fondamentale : Qu'en est-il du marketing mobile et des télécommunications au Québec? À vrai dire ça balbutie pas mal.
Le premier conférencier, Dominic Gagnon a harangué : « Au Canada, nous ne sommes pas prêts ». Pourtant la technologie est prête. Ne reste plus qu'à considérer le cellulaire comme un support de communication à part entière, à intégrer le téléphone mobile à une stratégie 360 (sic), à s'adapter au format du mobile. Sans doute sa démonstration ventant les multiples possibilités du mobile, du M-tiketing pour la fidélisation au buzz mobil pour une interaction à son paroxysme aura ouvert les portes de la réflexion à défaut de celles de l'action. Et il y avait quand même de quoi m'ébranler le cerveau. Je souhaite mettre en exergue (pour ceux qui seraient passés à côté) le caractère extrêmement intrusif de son approche du marketing mobile. Envahir le cellulaire de quelqu'un en se sentant légitime de le faire car on lui fait croire qu'on lui offre le choix, ça me laisse un peu dubitative. Son discours m'est apparu presque anachronique à l'heure de la conversation 2.0.
Transition toute faite, je vais m'arrêter sur deux points soulevés lors de la table ronde : utiliser les médias sociaux pour mieux communiquer. Média ou réseau? la dénomination en elle même suscite une réflexion. Comme l'a souligné Martin « on ne peut pas utiliser le terme de média lorsque l'on fait référence aux réseaux sociaux, car le média implique un droit de cité de facto qui ne peut s'appliquer dans la sphère des réseaux ». La marque n'a pas le droit de cité. Elle peut tout au plus « s'inscrire dans une proximité », comme la mentionnait Aurélie Delhing, invitée de la table ronde. Être plus proche des gens ne signifie pas s'introduire dans leur cellulaire, mais bien comprendre la vie telle que nous la vivons.
Enfin, lorsque Martin a posé la question à savoir « pourquoi il n'y a pas de grandes campagnes de réseaux sociaux au Québec », personne n'a pu vraiment apporter un élément de réponse. J'avais presque envie de m'aventurer en lançant quelques idées ça et là, histoire de poursuivre le débat et de générer quelques réponses.
Les agences seraient-elles frileuses? ou pas prêtes? S'agit-il d'un aspect culturel? En France ils n'ont pas peur de jouer sur les clichés, le caractère très cosmopolite du Québec serait-il un frein? Est-il plus difficile de créer une communauté au Québec qu'en France? Serait-ce parce qu'on approche trop de la question si complexe de l'identité? ou encore, et là il s'agit de mon coup gueule personnel, serait-ce parce que certains passent trop de temps à se masturber le cerveau sur des théories inintelligibles au lieu d'essayer tout simplement de comprendre le monde dans lequel ils vivent pour en faire une véritable source d'inspiration.
La conversation se poursuit...
Mardi, 17 novembre 2009
De la sympathie pour les clowns.
Ce n'est pas la première fois que l'on travaille pour une OSBL. Il y a eu il y a quelques mois Fondation Rivières. Provokat devient alors un laboratoire. On déborde du mandat, mais aussi de nos sentiers battus.

On expérimente, on prend des risques, mais des risques calculés puisque toujours au bénéfice de l'association.
Clowns Sans Frontières nous ont demandé de les aider à faire parler d'eux. De faire connaître leur cause, leur combat, leur mission qui est de redonner le sourire aux enfants en difficulté aux quatre coins du monde. Bien sûr, en trame de fond, il s'agit ici d'augmenter le trafic de leur site pour générer des dons.
Au début, on devait s'occuper de l'image de leur campagne imprimée. Mais la pulsion communicative a pris le dessus et on leur a proposé un nouveau site, un nouveau format de bannière, un poster, une annonce imprimée dans le numéro décembre d'Infopresse, merci Infopresse, une vidéo et une campagne de dissémination*.
On a cherché à développer une visibilité non intrusive. Le poster bannière fait écho à notre volonté de ne plus interrompre. On l'a également placé sur notre blogue, rendez-vous tout en bas. On teste, on mesure nos limites, on solutionne.
Bravo Marc-Antoine, Nathalie Bertrand, Éric, Benoit, François. Parmi les partenaires, un merci tout spécial à Infopresse qui nous a permis d'essayer notre nouveau format de bannière et qui nous a donné une page dans son magazine.
* Dissémination, comme dans semer des graines, est le terme que nous préférons à « infiltration » quand on parle de relations avec des blogueurs dans le cadre d'une campagne.

On expérimente, on prend des risques, mais des risques calculés puisque toujours au bénéfice de l'association.
Clowns Sans Frontières nous ont demandé de les aider à faire parler d'eux. De faire connaître leur cause, leur combat, leur mission qui est de redonner le sourire aux enfants en difficulté aux quatre coins du monde. Bien sûr, en trame de fond, il s'agit ici d'augmenter le trafic de leur site pour générer des dons.
Au début, on devait s'occuper de l'image de leur campagne imprimée. Mais la pulsion communicative a pris le dessus et on leur a proposé un nouveau site, un nouveau format de bannière, un poster, une annonce imprimée dans le numéro décembre d'Infopresse, merci Infopresse, une vidéo et une campagne de dissémination*.
On a cherché à développer une visibilité non intrusive. Le poster bannière fait écho à notre volonté de ne plus interrompre. On l'a également placé sur notre blogue, rendez-vous tout en bas. On teste, on mesure nos limites, on solutionne.
Bravo Marc-Antoine, Nathalie Bertrand, Éric, Benoit, François. Parmi les partenaires, un merci tout spécial à Infopresse qui nous a permis d'essayer notre nouveau format de bannière et qui nous a donné une page dans son magazine.
* Dissémination, comme dans semer des graines, est le terme que nous préférons à « infiltration » quand on parle de relations avec des blogueurs dans le cadre d'une campagne.
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